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Chapitre 9- La comédie Musicale …

Mis à jour : 29 févr. 2020

Sans préjudices...


Ma chatte vient de monter sur le dossier de ma chaise. C’est l’heure du souper mais je n’ai pas faim. Je suis toute seule encore avec mes animaux. Ma chienne s’est très bien adapté à la ville. Elle adore l’action ici. Il y a plein de chiens qui passent devant la maison. Elle surveille tout. J’adore marcher avec elle maintenant.

Avant c’était l’enfer elle me charriait partout. Je lui ai montré quelques trucs, marcher à ma droite, attendre que la lumière change, ne pas trop tirer sur sa laisse. Nous marchons souvent le soir vers 11 hr 00. La ville est plus calme, c’est agréable et tranquille, moins de voiture…


C’était une superbe journée ensoleillé le jour de la bombe nucléaire. Nous avions des invités à la maison. Mes parents et ceux de X avaient acheté des billets pour assister à la comédie musicale de notre fille. Elle y avait un solo. Alors personne ne voulait manquer ça. Nos parents nous attendaient à la maison au retour de mon rendez-vous avec le médecin.


Arrivé dans le stationnement à la maison, X et moi gardions un silence lourd. Nous avions les yeux rouges et le cœur en miette. Il me tenait la main encore. Il ne l’a pas lâché de tout le trajet.

Nous savions qu’une fois dans la maison le drame allait se poursuivre.

Notre vie venait de prendre un tournant destination cancer. Rien n’y personne n’allait être épargné.

Nous devions lancer des bombes nucléaires à tous ceux que nous aimions.

Ce n’était vraiment pas évident.


À notre entré, ils ont tout de suite vue que quelque chose n’allait pas. Et ma mère en voyant mon visage a commencé à pleurer sans même que j’ouvre la bouche pour lui annoncer.


Voilà, les parents sont sur le dos eux aussi, soufflé par la déflagration.


Des litres et des litres je vous dis…C’est dur.


Nous devons tous nous préparer pour notre sortie du soir. Ma fille va chanter je ne veux manquer ça pour rien au monde, même pas pour une saloperie de cancer. Il est hors de question que je reste chez moi à pleurer.


Alors je ramasse mon courage et mon sac à main et nous partons pour la salle de spectacle.

Quand le destin s’acharne à te faire la leçon, tu te poses beaucoup de questions...


Quelles étaient les chances que la comédie musicale porte sur une jeune femme condamnée par une maladie grave et qu’elle décède à la fin de la pièce ??? Et bien oui, j’ai encore gagné à la loterie.

Pour se rendre à la salle, nous devions traverser deux corridors. Ils étaient décorés de civières avec des ados malades dessus, il y avait des solutés suspendus partout sur la scène aussi, les jeunes gémissaient…vraiment…là…je serre les dents pour ne pas éclater en sanglot.


Je veux voir ma fille chanter. Il est hors de question que je parte. Ma mère et ma belle mère pleure en silence. J’ai entendu mon beau père sacrer.


X et moi étions sidéré pas le grotesque de la situation.

Mais merde… JE RESTE !


Le décor de la scène?


Une chambre d’hôpital … C’est mon Karma …


Les deux drames superposés on mis à l’épreuve mon écoute et ma patience. C’était pourtant un spectacle magnifique. Ma fille était merveilleuse sur scène, à sa place, comme une étoile dans le ciel obscur de ma nuit.

Elle a chanté comme une pro!


J’ai souffert mais ça valait toutes les larmes qui ont coulées durant cette représentation.


Deux heures vraiment longues et pénibles parce que j’entendais ma mère et ma belle-mère pleurer non loin de moi. Mon père avait les yeux bouffis aussi.

Bref, un beau moment mémorable d’émotions contradictoires. X ne lâchait pas ma main.


Le spectacle terminé c’était la fête pour ma pupuce et les autres comédiens. Elle est venue vers nous et m’a tout de suite demandé pourquoi tout le monde avait un air d’enterrement et les yeux rouge. Je lui ai dit que la pièce était triste.

Et nous sommes revenu à la maison pour l’annoncer aux enfants.


Ouaip.


Une des choses les plus difficile que j’ai fais dans ma vie jusque-là. Une autre bombe. Encore des larmes.


J’aime mes enfants plus que ma vie. Ce n’est pas ce que je souhaitais pour eux.


Je voudrais pouvoir réécrire notre histoire sans la maladie.


Mais ce n’est pas comme ça que la vie fonctionne.


Je leurs promets de me battre jusqu'à mon dernier souffle.


Je leurs montre un courage que je suis loin d'avoir devant ce monstre.


Je dois rester forte et flanquer un bonne raclée à cette merde...




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