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Chapitre 7- Un cauchemar ne dure qu’une nuit…habituellement…

Mis à jour : 29 févr. 2020

Sans préjudices...


J’ai la bouche pleine de tomates cerises. Je viens de les cueillir dans mon jardin. Elles sont juteuses et bien mûres. Encore chaudes des raillons du soleil. J’ai acheté les plans de tomates chez un voisins à la vente de garage au mois de mai. De toutes les tomates de la planète, ce sont mes préférés.


Cet après-midi je dois faire les courses. Le frigo est vide. Nous revenons de nos vacances chez mes parents au lac. Une super belle semaine avec le gens que j’aime. Comme à chaque année, j’ai pris des tonnes de photos, les ai développées et mises sur notre groupe des vacanciers sur Facebook.


Ça fait du bien de voir des sourires et du bonheur sur les visages après tout ce que nous avons traversé. Le bonheur, c’est précieux… il faut l’attraper quand il passe sinon on manque une occasion d’imprimer des souvenirs heureux dans la mémoire de l’âme...


Nos enfants grandissent, on se réveil un matin et ils sont au secondaire. Ma fille devient une jeune femme merveilleuse. Un soleil. Elle ne le voit pas et est très critique d’elle-même. Mais elle brille si fort que je dois plisser les yeux. Le secondaire lui va bien. Elle baigne dans la musique et agrandit son cercle d’amis, qui ma fois, était déjà impressionnant. Elle chante encore et aspire à participer à une comédie musicale.

Elle y aura plusieurs rôles dans les années qui suivent.


Mon fils est revenu à son école de quartier pour sa 5 et 6 ième année. Il a travaillé fort et maintenant réussit bien en classe. Il s’épanouit, devient un jeune homme responsable et brillant. Pour lui aussi je dois porter des lunettes soleil. Sa lumière est vive et son cœur est immense.


Moi aussi je suis revenue dans cette école pour y travailler. J’aime les enfants. Je m'épanouis dans ce milieux. J’ai des idées à revendre, je suis dynamique, originale et innovatrice. J’ai introduit la zoothérapie dans plusieurs école aussi.


Mes techniques de travail impressionnent et inspirent les gens que je côtoie. Plusieurs collègues de travail en témoignent tout au long de ma carrière. Aucun groupe d’enfants ne me résiste, je réussis toujours à les faire rire, créer, participé et a développer des liens très fort avec eux … Je les aime et ils me le rendent bien.

J’ai rencontré tellement de belles personnes durant ces années, petites et grandes. J’étais privilégié de faire partie de leurs aventures à l’école. Des amitiés se sont développé et on traversé le temps. Mon amie Nathalie, Marc, Anne-Sophie, Stéphane…Merci pour votre support, votre présence et pour tout les fous rire durant nos folles réunions d’équipe et nos soirées entre amis. Xoxox



26 Mars 2015…


J’ai mal au ventre.

Je passe la journée au travail, j’ai hâte de rentrer. Je suis fatigué, (Mais ça ce n’est pas nouveau. Ça fait deux ans que je me sens comme ça).

Quand je suis couchée ça va, c’est supportable. Je prends congé du travail le lendemain, ça fait encore mal et je n’ai pas bien dormis. Ça ressemble à une grippe intestinale. Je dois me reposer.


J’y ai été fort cette semaine au volleyball. C’est une équipe masculine alors je dois mettre toute mon énergie pour arriver à suivre. C’est peut-être la cause de mon mal, 4 heures de sport intense, j’ai un peu exagéré…


Une journée, deux…


Troisième journée en après-midi, la fièvre s’installe. Je suis étourdi. J’essaie de rester couché le plus possible car mon ventre est encore douloureux. J’attends que les Tylenols fassent leur travail.

X est là, il revient du travail. Il prépare le souper parce que moi je ne bouge pas du canapé.


Un peu plus tard dans la soirée ça ne va pas du tout. Je me risque aux toilettes. Ouff , la douleur est vive maintenant. Tellement que mon cerveau flanche et je perds conscience sur la toilette.


J’ai les yeux ouverts, bizarrement je ne sens plus la douleur mon cerveau a débranché ce fil…Je vois X devant moi. Il m’appelle. Je vois ses jambes qui tremble. Il a peur. Sa voix est très angoissée mais je suis incapable de lui répondre. Il me prend les épaules et me remue un peu en criant mon nom. Mon corps est flasque et ne répond pas. Je suis dans cet état durant quelques secondes et puis soudain la douleur revient. Elle m’enveloppe et je me mets à gémir. Je reviens à moi tranquillement. Je ne supporte plus que l’on touche mon ventre.


Je dois aller à l’hôpital.


30 minutes plus tard je fais mon entré dans la salle d’attente du centre hospitalier. Avec mes symptômes, je n’attends pas, je passe tout de suite derrière les rideaux et on m’allonge sur une civière dans un cubicule. Plusieurs médecins viennent me voir et touche mon ventre…la douleur est atroce. On installe un soluté et on m’injecte du Dilaudid, un analgésique opioïde puissant pour calmer la douleur.

Après examen, ils diagnostiquent une péritonite aiguë…ils doivent m’opérer d’urgence…


Merde merde merde …


C’est un mec super sympa qui va m’opérer, le docteur Meyers. Très gentil.


Je suis vraiment drogué maintenant. J’attends que l’on vienne me chercher pour l’opération. X est là. Moi j’angoisse malgré la drogue. Pour faire rire les enfants qui sont là avec nous je plaisante et je surnomme mon soluté ‘’R2 -Dégoûte’’ comme le robot dans Star Wars…Mon fils trouve ça drôle.


Puis les enfants doivent partir, il est tard. J’attends toujours. Une infirmière arrive et elle me dit qu’elle doit m’installer une sonde urinaire…WTF !


OK…pour ceux qui n’ont jamais été opéré, demandez que la sonde soit placée une fois endormi…ça fait mal en TABARNAK ! Vous avez le droit de demander ça. FAITES-LE !

Outch…C’est fait. Je pleure malgré la drogue.


Puis on vient me chercher. X m’embrasse et essai de me rassurer. Il me dit à plus tard…


Tout déboule : corridors, ascenseurs, corridors…je regarde les tuiles au plafond qui défilent. Beurk ! Cet hôpital a besoin de réparation…et puis on entre dans la salle de chirurgie.


Tous le monde bouge vite autour de moi. L’anesthésiste s’approche et me parle…je ne comprends rien je suis trop paniqué. Outch !!! Mon bras MERDE ! C’est une paille qu’il vient de pousser dans ma veine pas une aiguille !!!


Mon corps tremble fort, il fait très froid dans cette salle ou c'est moi qui est déréglée?


On me transfert sur une table très dure.


J’entends toute sorte de bruit de métal et on m’attache en croix avec des courroies en velcro…


Je sens un liquide froid entrer dans ma veine et là, je ferme les yeux…





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