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Chapitre 51- Bon, il ne manquait plus que ça…

Sans préjudices ...

2 décembre 2019, Je suis angoissée alors j'écris ... Depuis hier soir j’ai un point juste en dessous de mes côtes du côté gauche. J’ai l’impression que c’est un blocage intestinal, mais mon cerveau imagine le pire comme d’habitude. J’ai commencé une médication ce matin pour aider. Ça ne semble pas être une péritonite, mon ventre est encore souple. J’ai appelé mon infirmière pivot et elle me dit d’attendre à demain matin pour voir si la douleur va se résorber. Ce soir elle est encore là, petite mais très envahissante. Je suis en congée de chimio pour deux semaines. Mon corps est trop faible, je dois reprendre des forces. Comble de malheurs, ma fille a eu un test positif à la covid-19 hier. Ouaip, elle venait juste de partir de chez moi quand elle l’a appris. Elle est en isolement chez son père. Il est en colère...encore...

Tout le monde qui nous ont côtoyés doivent se faire tester…les deux familles...ben merde… J’y suis allée avec mon fils hier. J’attends les résultats. J’espère que tout va bien aller…je me croise les doigts. En attendant, j’ai mal au ventre et j’ai peur Peur d’aller à l’hôpital et que le personnel ne m’écoute pas comme la dernière fois. Ils vont me considérer comme à risque pour le virus, c’est certain. Alors si je suis en isolement, les chances qu’ils m’ignorent et attendent les résultats avant d'agir sont grandes. Peur du pire des scénarios : ‘’La Stomie’’. C'est ce que mon oncologue m’a expliqué au début de ma maladie il y a 5 ans. Non je n’ai pas oublié…chaque mot sorti de sa bouche est imprégné dans mon cerveau : -‘’Si le cancer obstrue l’intestin, vous retournez à la salle de chirurgie. Ils vont couper l’intestin, l’attacher sur l’abdomen et installer un sac dans lequel les excréments s’accumulent’’. Me dit-il avec un air grave...le mot ''MERDE'' me vient à l'esprit, et oui, merde ...

La question est :

-''Est-ce que je veux vivre avec une stomie?

Souffrir encore, ingurgiter une demi douzaine de pilules pour éviter les infections...et tout ça sans compter le fait que je suis déjà faible et fatiguée. Peur de la salle de chirurgie, j'y ai été charcutée plusieurs fois…non, svp ...


Peur que mon corps ne soit pas assez fort. Peur de souffrir encore. Peur de ne pas revoir mes enfants si j’entre en chirurgie. Car en temps de pandémie, les gens meurent seuls à l’hôpital. Peur de ne plus avoir de temps… Peur de perdre ma vie… Peur du vide…

Bon, il faut que j'arrête, mon cerveau me joue de mauvais tours...je me fais un thé citron/gingembre. J’y ajoute un petit cube de gingembre confit, ça lui donne du mordant et c’est réconfortant. Je vais essayer de me distraire avec Netflix, jusqu'à épuisement. Y'a que comme ça que j'arrive à m'endormir quand ça va mal.

Suis-je la seule à utiliser des films que j'ai vue plusieurs fois pour m'endormir? Je vais parler à mes enfants avant d’aller au lit. Ma nuit risque d’être longue.


À suivre...

Je vous aime mes amours!

Gros comme le ciel et la terre,

XOXOXOXOXOXOXOXOXOXOXOX



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