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Chapitre 4- Mes enfants, comme je vous aimes...

Mis à jour : 29 févr. 2020

Sans préjudices...


Je suis seule dans ma petite maison. Les enfants sont chez leur père. Pepper et Luna font la sieste. Jairus et moi discutons de tout et de rien sur mon IPhone, c’est un homme merveilleux. Nous nous sommes rencontrés en novembre 2018, en jouant en ligne sur Guild wars 2.


On peut appeler ça un coup de foudre informatique. Fin psychologue qui ne mâche pas ses mots, il voit tous les aspects d’un problème et analyse tout. Il a une mémoire phénoménale. Une voix merveilleuse, un esprit vif et cultivé. Malgré la distance qui nous sépare il occupe une grande place dans ma vie et dans mon cœur maintenant… Je reprends mon clavier, les souvenirs reviennent et pousse vers la sortie…je dois écrire.



Ma fille m’a aidé à préparer la chambre de son petit frère. Plier ses vêtements, placer les jouets et les peluches. Peindre la murale de moutons sur le mur… Elle était là à chaque étape. Être une grande sœur c’était très sérieux pour elle. Ma mère et ma sœur étaient là pour s’occuper d’elle et de la maison en notre absence.

Elles l'ont emmené à l’hôpital le matin de la naissance de mon fils. Elle avait 3 ans et demi.

Je me souviens de son visage, de son sourire concentré lorsqu’elle a posé son regard sur son petit frère pour la première fois.

Les trois êtres que j’aimais le plus au monde se trouvaient dans la même pièce.


Mon fils était un bébé sans problème, comme sa grande sœur. Il buvait bien et en bonne quantité. J’étais beaucoup plus confiante avec lui qu’avec ma fille. Je savais quoi faire et quand, riche de l’expérience de mon premier enfant.

Donc ce fut très facile les premiers mois. Il dormait bien. Pas de problème de colique. Il souriait beaucoup et comme sa grande sœur avant lui, aucun problème à l’allaitement et on dormait coller dans le lit les premières semaines. Jusqu’à ce que les boires s’espacent et que je puisse le déposer dans son lit pour plus de quatre heures. Je le sentais chercher mon sein durant la nuit, petite boule de bonheur toute chaude, collé sur mon ventre…wow, ça me manque…


J’avais beaucoup d’aide des petites mains de ma pupuce 😊. Elle surveillait, changeait la couche, racontait des histoires, chantait pour son petit frère… elle était toujours autour de nous. Et quand venait le temps de le prendre dans ses bras, assise sur le divan du salon, elle était sérieuse et responsable. Un modèle de grande sœur.


Mon fils a marché vers 10 mois et demi. Un peu plus tard que ma fille. Il était joufflu. Mon lait était très efficace. J’ai allaité mes deux enfants durant un an respectivement.


Ma fille a arrêté toute seule, mon fils lui, j’ai dû lui imposer. Il demandait encore le sein mais il me mordait avec ses premières petites dents. C’était difficile d’arrêter l’allaitement. C’est un geste tellement significatif, intime avec ton enfant, comme un rituel. Un moment juste pour nous deux. Y mettre fin c’est vraiment dure. J’ai pleuré à chaque fois…


La routine familiale c’est installé doucement à la maison. Entre nos occupations et les activités la fin de semaine... Natation pour les deux cocos. Les enfants grandissaient à toute vitesse. J’avais organisé une grande salle de jeu au sous-sol, avec une balançoire au plafond. Ça ressemblait à une vraie garderie. On passait beaucoup de temps à y jouer ensemble. X est très présent et attentionné, j'ai bien choisi le père de mes enfants. Il est merveilleux.

Mon fils a traversé une crise très difficile entre 2 et 3 ans. Il mordait, frappait et n’écoutait pas les consignes à la garderie. Pour Ma fille cette période a été beaucoup plus courte et moins marqué. (Environ une semaine lol)

Mais pour lui c’était vraiment difficile. À chaque fois que j’allais le chercher à la garderie on m’attendait avec un rapport de violence. La pauvre petite Camille avait encore reçu un coup. Elle avait souvent des marques de morsures. L’éducatrice nous disait souvent qu’il n’écoutait pas quand elle lui demandait une consigne.


Un rendez-vous chez le médecin nous a appris qu'il faisait des otites cireuses. Elles ne sont pas douloureuses alors c’est difficile à détecter. Il n’entendait qu’à 40%. Il avait les oreilles bouchées. C’est pour ça qu’il n’écoutait pas les consignes, il ne les entendait pas et la frustration, l’incompréhension face à la réaction des adultes envers son comportement le rendait agressif …


Il a subi une chirurgie pour installer des tubes aux deux oreilles. Ils aident à drainer l’infection et se résorbent avec le temps. Voir son petit garçon en couche et chemise d’hôpital prendre la main de l’infirmier pour se diriger vers le bloc opératoire…ça aussi c’était dure. Encore des larmes…


Mais tout s’est bien passé. Il a beaucoup changé après cette opération. Il entendait ce qu’on lui disait. Il répondait tout de suite quand on l’appelait. À la garderie les éducatrices ont vu la transformation. Du jour au lendemain il était très différent. J’aurais aimé qu’on découvre sont problème plus tôt. Il aurait évité beaucoup de punitions. Mon pauvre petit chaton.


Nous avons, je pense, été de bons parents. X s’occupait bien de ses enfants. Un bon père, entre son horaire de pompier et ses occupations personnelles… Hockey, jeux vidéo, vélo et un peu plus tard, conseillé municipale et maire.


J’étais souvent seule avec les enfants et les animaux. Mais on arrivait à faire fonctionner le tout. Lui pouvait compter sur ma présence constante à la maison avec les enfants pour pouvoir s’épanouir socialement et investir son temps à la municipalité. Et moi j’étais bien dans mon cocon avec mes amours.

Je pense que c’est cette différence de personnalité qui nous a uni pendant 23 ans. On se complétait bien. Ça ne me dérangeait pas de rester à la maison avec mes enfants. J’y était bien, ''tous mes œufs dans mon panier'' à m’occuper de tout le monde.


Nous avions un poulailler bien rempli, deux chèvres, deux chiens, deux chats, des lapins … Tous ça demandait du temps et de l’attention. Un peu plus tard, Scouby, un labrador chocolat, Dagg, ma jument et Chadd, le poney, sont entrés dans nos vie. Des heures de brossages, de cours d’équitation aux enfants et de zoothérapie…


X n’avait pas à s’inquiété, j’étais là pour eux et j’étais heureuse ainsi.


Les enfants ont grandi à la ferme, dans un environnement sain et équilibré. Je suis fière de leur avoir fait vivre une telle expérience, fière du travail accompli et de ce que mes enfants sont devenus aujourd’hui.



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